Pourquoi je n'avance pas dans ma vie : comprendre son blocage intérieur
- Ivan Caullychurn
- 13 juil.
- 4 min de lecture

Vous vous levez le matin avec une intention claire. Aujourd'hui, vous allez enfin envoyer ce mail, prendre cette décision, changer quelque chose. Et puis le soir arrive, et rien n'a bougé. Encore. Si cette scène vous parle, vous n'êtes pas seul.e, et surtout, vous n'êtes pas fainéant.e, désorganisé.e ou "pas assez motivé.e". Le blocage qui empêche la mise en mouvement obéit à une logique bien précise, et une fois qu'on la comprend, on cesse de se battre contre soi même pour de mauvaises raisons.
Blocage psychologique : pourquoi ce n'est pas un manque de volonté
C'est l'erreur la plus courante : croire qu'il suffirait de "se secouer" pour avancer. Le professeur canadien Piers Steel, référence internationale sur le sujet, a suivi l'évolution du phénomène sur plusieurs décennies : la part de personnes se décrivant comme des procrastinateurs chroniques est passée de 5 % en 1978 à 26 % en 2007, et tout indique que ce chiffre a continué de grimper depuis. Ce n'est donc pas un trait de caractère isolé, c'est un phénomène de société qui touche une personne sur quatre, peut être vous, peut être votre entourage. Le mental qui freine ne le fait jamais sans raison : il protège quelque chose. Un équilibre, une image de soi, une place dans une relation. Le vrai sujet n'est donc pas "comment me forcer", mais "de quoi ce blocage me protège-t-il". Indeed
Pourquoi je m'efface encore au moment de passer à l'action
Il y a un fil que je retrouve très souvent chez les personnes que j'accompagne, celles qui ont appris depuis longtemps à s'effacer dans leurs relations. Ce réflexe ne s'arrête pas à la sphère relationnelle : il vient aussi saboter le moment de la décision personnelle. Si vous avez passé des années à ajuster vos besoins à ceux des autres, il devient presque naturel de remettre votre propre projet à plus tard, "le temps que les choses se calment", "le temps que ce soit le bon moment pour tout le monde". Le problème, c'est que ce bon moment n'arrive jamais tout seul, et qu'à force de l'attendre, on finit par confondre patience et immobilisme.
Les quatre formes de blocage qui empêchent de se mettre en mouvement
Un blocage n'est jamais générique. Voici les quatre formes les plus fréquentes que je rencontre en cabinet.
Le blocage de la clarté : vous sentez qu'il faut que ça change, mais vous ne savez pas précisément vers quoi aller, alors vous n'allez nulle part.
Le blocage de la loyauté invisible : sans le savoir, vous restez fidèle à un rôle appris très tôt (la personne raisonnable, celle qui ne fait pas de vagues), et changer reviendrait à trahir ce rôle.
Le blocage de la peur du jugement : la peur de déranger, de prendre trop de place ou de décevoir freine chaque tentative de mouvement avant même qu'elle commence.
Le blocage de l'attente du bon moment : le perfectionnisme déguisé en prudence, qui repousse indéfiniment le premier pas sous prétexte que "ce n'est pas encore le moment".
Ces quatre blocages ne s'excluent pas : il est très courant d'en porter deux à la fois, par exemple un manque de clarté qui masque en réalité une peur du jugement bien plus ancienne.
Comment sortir de l'immobilisme sans se forcer
La bonne nouvelle, c'est qu'aucun de ces blocages ne se résout à coup de discipline ou de motivation forcée. Ce qui fonctionne, c'est de réduire l'action au plus petit geste possible, suffisamment petit pour ne pas réveiller la peur qui bloque. Pas "je change de vie", mais "j'envoie un message à une seule personne". Pas "je règle tout", mais "je nomme, pour moi même, ce qui ne va plus". Le mouvement appelle le mouvement : un petit pas réel fait plus avancer qu'un grand projet resté dans la tête, aussi séduisant soit-il sur le papier.
Voici comment ça se traduit concrètement selon le type de blocage identifié :
Type de blocage | Ce que ça donne au quotidien | Un premier pas possible |
Manque de clarté | Vous tournez en rond entre plusieurs options | Écrire une seule phrase sur ce que vous ne voulez plus |
Loyauté invisible | Vous culpabilisez dès que vous pensez à vous | Identifier une seule personne à qui vous vous sentez redevable |
Peur du jugement | Vous préparez, vous repoussez, vous n'envoyez jamais | Partager votre intention à une seule personne de confiance |
Attente du bon moment | Vous perfectionnez sans jamais commencer | Fixer une action d'aujourd'hui, minuscule, mais réelle |
Se faire accompagner par un coach de vie à Bordeaux pour sortir du blocage
Identifier son blocage seul.e depuis son canapé, c'est déjà un premier pas, mais ça a ses limites : on a souvent un angle mort sur ce qui nous retient vraiment, justement parce que c'est un mécanisme de protection bien rodé. C'est là qu'un regard extérieur change la donne. En tant que coach de vie à Bordeaux, je reçois en cabinet place Pey Berland et rue Huguerie, et j'accompagne aussi par visio les personnes situées ailleurs en France qui vivent ce même sentiment d'être figé.e face à leur propre vie. L'idée n'est jamais de vous pousser plus fort vers l'action à votre place, mais de vous aider à repérer, à votre rythme, ce que ce blocage protège chez vous, sans creuser inutilement dans le passé.
Coaching pour sortir du blocage : ce qui change concrètement
Un accompagnement ne consiste pas à vous pousser plus fort vers l'action. Il consiste à repérer avec vous quel blocage précis vous retient, à votre rythme, et à retrouver un mouvement qui vous ressemble plutôt qu'un mouvement forcé de l'extérieur. Si cette description résonne avec ce que vous vivez, la première séance sert justement à poser ce diagnostic ensemble, et à identifier votre tout premier pas réel, celui qui ne réveille pas la peur mais qui, déjà, vous fait bouger.




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